| Nom du secteur protégé | | Ville historique de Trogir | | | Année d'inscription sur la liste du patrimoine mondial | | 1997 | | | Situation et site | | Trogir est située en Dalmatie centrale, à proximité de Split. Le centre historique se trouve sur un îlot à l’extrémité ouest de la baie de Manios.
| | | Fonction historique | | Ville portuaire et commerciale.
| | | Date de fondation | | IIIe siècle av. J.-C.
| | | Population actuelle | | 13124 | |
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Repères historiques:
- La fondation de Trogir remonte au IIIe siècle av. J.-C. Des colons grecs y installent un établissement commercial portant le nom de “ Tragurion ”, qui signifie “ île des chèvres ”. L’endroit devient un port important dans l’Antiquité.
- Sous la domination romaine, les habitants de Trogir obtiennent le statut de citoyens romains, fait extraordinaire pour une ville de province. Trogir s’agrandit et accroît ses fortifications. À l’extérieur des anciens murs, on a découvert de vastes cimetières romains qui témoignent de la prospérité de la ville.
- A la fin du Xe siècle, Trogir connaît pour la première fois une occupation vénitienne avant de passer sous la domination hongroise entre le XIIe et le XIVe siècle, période durant laquelle on entreprend d’importantes constructions nouvelles.
- Après l’invasion barbare au VIIe siècle et l’ascension de Constantinople, Trogir devint une cité autonome de la province de Dalmatie sous la domination byzantine.
- À partir de 1420, Trogir fait partie de l’empire vénitien, qui poursuit la fortification et l’agrandissement de la ville-îlot. Venise, force qui règne sur la mer Adriatique durant le XVe siècle, contribue par sa richesse au développement économique et artistique de la ville dalmatienne. Malgré le déclin de l’empire vénitien, Trogir reste sous sa domination jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
- En 1798, année qui marque la fin de la république vénitienne, Trogir est cédée à l’empire austro-hongrois par le traité de Campoformio. Elle en fait partie jusqu’en 1918, sauf entre 1806 et 1810 où elle connaît une courte période de domination française.
- Comme la vieille ville de Trogir ne subit pas de changements importants aux XIXe et XXe siècles, le centre historique et ses biens architecturaux sont conservés, et de nouveaux bâtiments sont construits hors de l’île.
Morphologie urbaine
Le berceau grec de Trogir se trouve à l’extrémité est de l’îlot de la vieille ville, où la disposition des rues est restée la même. L’ancien “ cardo maximus ” (direction nord-sud) est demeuré la rue principale de la ville moderne. Le forum gréco-romain, qui se trouvait à l’intersection du “ cardo ” et du “ decumanus ” (chemin est-ouest), est devenu la place principale. Celle-ci est dominée par la cathédrale Saint-Laurent, qu’on a commencé à construire vers 1200 dans le style roman et qu’on a modifiée en ajoutant des éléments de style gothique et Renaissance. La cathédrale est flanquée de l’un des plus beaux édifices de Trogir, c’est-à-dire l’hôtel de ville érigé aux XIVe et XVe siècles. Trogir abrite plusieurs autres sanctuaires, dont deux églises romanes du XIe siècle, Sainte-Barbara et Saint-Jean-Baptiste.
À partir du Moyen Âge, la ville s’agrandit en cercles concentriques vers l’ouest de l’îlot pour former le quartier de “ Pasike ”. De nombreux palais appartenant à l’aristocratie de la ville existent encore. Parmi eux figurent de beaux exemples d’architecture gothique profane tels que le palais Cipico, où de célèbres artistes comme Andrija Alesi ont travaillé au XVe siècle. L’architecture de Trogir révèle des influences de divers pays situés autour de la Méditerranée où la domination vénitienne a été la plus marquante. Jusqu’à aujourd’hui, les vestiges de la forteresse vénitienne Kamerlengo donnent une image impressionnante de l’architecture fortifiée de l’occupant. Avec Split, sa ville voisine, et Dubrovnik au sud, qui sont elles aussi des villes du patrimoine mondial, Trogir illustre de manière saisissante la richesse culturelle de la côte dalmatienne.
Critères d'inscription
Trogir constitue un excellent exemple de ville médiévale édifiée sur l’emplacement des fondations d’une cité hellénistique et romaine et dans le respect de celles-ci. Elle a remarquablement bien conservé son tissu urbain avec un minimum d’interventions modernes, et chaque aspect de son paysage urbain symbolise clairement la trajectoire qu’elle a suivie dans son développement social et culturel. (critères ii et iv)
Contacts
Mr. Vedran Rozic Lord Mayor of Trogir | City Hall of Trogir Trg Pape Ivana Pavla II br. 1 Trogir, Croatia 21 220 | Tel: +385 21 800-401 Fax: +385 21 800-408 |  |
Prof. Danka Radic Curator | Museum of the Town of Trogir Gradska Vrata 4 Trogir, Croatia 21220 | Tel: +385.21 88.14.06 Fax: +385.21 88.42.93 | |
Liens
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