{"id":11681,"date":"2010-12-07T10:19:39","date_gmt":"2010-12-07T10:19:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ovpm.org\/2010\/12\/07\/une-these-de-doctorat-traitant-de-lovpm\/"},"modified":"2010-12-07T10:19:39","modified_gmt":"2010-12-07T10:19:39","slug":"une-these-de-doctorat-traitant-de-lovpm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ovpm.org\/fr\/2010\/12\/07\/une-these-de-doctorat-traitant-de-lovpm\/","title":{"rendered":"Une th\u00e8se de doctorat traitant de l&rsquo;OVPM"},"content":{"rendered":"<p>Sous le titre acad\u00e9mique de <strong>L\u2019espace transnational, ressource ou contrainte pour l\u2019action internationale des villes \u00e0 la fin du XX\u00e8me si\u00e8cle&nbsp;? <em>Analyse compar\u00e9e de la fabrique et de la gestion du patrimoine mondial \u00e0 Lyon et \u00e0 Qu\u00e9bec, <\/em><\/strong>la th\u00e8se de doctorat de sciences politiques, soutenue par Sarah RUSSEIL le 1er d\u00e9cembre 2006, revient notamment sur la gen\u00e8se et les premi\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM).<\/p>\n<p>En partant du constat que le patrimoine mondial peut \u00eatre assimil\u00e9, comme semblaient le faire les acteurs lyonnais et qu\u00e9b\u00e9cois, \u00e0 un label international et en s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 ses effets et \u00e0 ses usages sur les politiques urbaines, la th\u00e8se porte sur l&rsquo;articulation entre villes et institutions internationales et donne une place tr\u00e8s particuli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;OVPM. La th\u00e8se analyse comment des politiques urbaines peuvent \u00eatre nourries, consolid\u00e9es ou encore contraintes par des logiques et des dynamiques transnationales. Si la production du patrimoine historique r\u00e9pond principalement \u00e0 des enjeux identitaires et est intimement li\u00e9e \u00e0 la consolidation des Etats-nations, la fabrique du patrimoine mondial r\u00e9sulte avant tout d\u2019interd\u00e9pendances, de d\u00e9bats et de n\u00e9gociations entre de multiples acteurs.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des r\u00e9flexions m\u00e9thodologiques, notamment en termes de comparaison d\u2019actions urbaines, la th\u00e8se constitue une avanc\u00e9e dans l&rsquo;analyse de l&rsquo;espace transnational (entendu ici comme l&rsquo;ensemble des entit\u00e9s participant \u00e0 la gouvernance des biens du patrimoine mondial) et d&rsquo;un mode de r\u00e9gulation politique et de gouvernement des villes. L&rsquo;inscription sur la Liste du patrimoine mondial, et plus largement le <em>transnational<\/em>, constitue une ressource pour les municipalit\u00e9s urbaines dans leur positionnement concurrentiel et dans leurs modes de gouvernement, puisqu\u2019il renforce leur visibilit\u00e9 et leur l\u00e9gitimit\u00e9 politique au-del\u00e0 des fronti\u00e8res nationales ou \u00e9tatiques, et favorise leur participation \u00e0 la mise en \u0153uvre de la Convention du patrimoine mondial. Dans le m\u00eame temps, le positionnement exemplaire qu&rsquo;elles tendent \u00e0 adopter engendre des modifications, des \u00e9volutions et donc un renouvellement des pratiques et des politiques portant sur le patrimoine r\u00e9v\u00e9lant un apprentissage du patrimoine mondial, et d&rsquo;une certaine mani\u00e8re de l&rsquo;international. Sur ce second point, l&rsquo;Organisation des villes du patrimoine mondial joue un r\u00f4le tr\u00e8s particulier que la troisi\u00e8me partie de cette th\u00e8se analyse finement.<\/p>\n<p>Ainsi l&rsquo;OVPM, r\u00e9seau de villes cr\u00e9\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 par quelques villes, occupe selon Sarah RUSSEIL une place particuli\u00e8re dans la gouvernance des biens du patrimoine mondial. En analysant la gen\u00e8se de ce r\u00e9seau de villes, puis son institutionnalisation, son propos vise \u00e0 identifier les effets de l\u2019Ovpm sur la gouvernance des sites ainsi que les r\u00f4les et places que ce r\u00e9seau a pu et su construire pour les \u00e9lites urbaines dans la gestion du patrimoine mondial.<\/p>\n<p>Con\u00e7ue par des \u00ab&nbsp;savants&nbsp;\u00bb comme un outil de diffusion des normes internationales et, partant, comme un levier pour l&rsquo;\u00e9laboration de politiques urbaines de protection du patrimoine, l&rsquo;Ovpm visait \u00e0 palier certaines insuffisances de cette gouvernance. En devenant, notamment par l&rsquo;implication des \u00e9lites urbaines, un espace de repr\u00e9sentations des villes et de l\u00e9gitimation des usages du label <em>Ville du patrimoine mondial<\/em>, l&rsquo;Ovpm a, d&rsquo;une part, \u00e9rig\u00e9 la gestion du patrimoine en imp\u00e9ratif des politiques urbaines et, d&rsquo;autre part, favoris\u00e9 un renouvellement des approches de l\u2019objet patrimoine tant au niveau international que local.<\/p>\n<p>Sans bouleverser r\u00e9ellement la gouvernance des sites du patrimoine mondial, l&rsquo;Ovpm en a modifi\u00e9 certains traits en d\u00e9pla\u00e7ant pour partie la focale de la d\u00e9finition des biens vers la gestion des lieux.<\/p>\n<p>En repla\u00e7ant l\u2019action des villes et leur mont\u00e9e en puissance dans un contexte plus global que celui d\u00e9fini par les rapports centre-p\u00e9riph\u00e9rie, la th\u00e8se montre que si les relations entre gouvernements urbains et institutions internationales s\u2019autonomisent, elles ne peuvent s\u2019abstraire des Etats et de leurs pratiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Afin de consulter en ligne la th\u00e8se de madame Russeil, suivez le lien ci-bas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<pre style=\"line-height: 17px; white-space: normal;\"><a href=\"http:\/\/theses.univ-lyon2.fr\/documents\/lyon2\/2006\/russeil_s#p=0&amp;a=top\" style=\"line-height: 17px; font-weight: inherit; text-decoration: underline; color: rgb(0, 104, 207); cursor: pointer;\" target=\"_blank\">http:\/\/theses.univ-lyon2.fr\/documents\/lyon2\/2006\/russeil_s#p=0&amp;a=top<\/a>\r\n<\/pre>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous le titre acad\u00e9mique de L\u2019espace transnational, ressource ou contrainte pour l\u2019action internationale des villes \u00e0 la fin du XX\u00e8me si\u00e8cle&nbsp;? 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