{"id":11595,"date":"2009-03-12T13:22:44","date_gmt":"2009-03-12T13:22:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ovpm.org\/2009\/03\/12\/colloque-international-capitales-et-patrimoine-au-xxieme-siecle\/"},"modified":"2009-03-12T13:22:44","modified_gmt":"2009-03-12T13:22:44","slug":"colloque-international-capitales-et-patrimoine-au-xxieme-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ovpm.org\/fr\/2009\/03\/12\/colloque-international-capitales-et-patrimoine-au-xxieme-siecle\/","title":{"rendered":"Colloque international: Capitales et patrimoine au XXI\u00e8me si\u00e8cle"},"content":{"rendered":"<p><center>Coorganis\u00e9 par<br \/>\nHabib Sa\u00efdi (Univesit\u00e9 Laval) et Sylvie Sagnes (CNRS France)<\/center><\/p>\n<p>Quelle que soit leur \u00e9chelle, les territoires usent et abusent de la m\u00e9moire, de la tradition, de l\u2019histoire pour affirmer leur sp\u00e9cificit\u00e9, dire leur identit\u00e9. Cette r\u00e9alit\u00e9 touche le patrimoine sous toutes ses formes, mat\u00e9rielles ou immat\u00e9rielles. Plus que jamais partie prenante de la dynamique de reterritorialisation, le patrimoine s\u2019impose comme r\u00e9f\u00e9rence et socle d\u2019identification pour un pays, un d\u00e9partement, une r\u00e9gion, une ville, un village\u2026 C\u2019est dans l\u2019\u00e9lan de ce mouvement que s\u2019inscrit la r\u00e9flexion propos\u00e9e par l\u2019IPAC (Institut du patrimoine culturel de l\u2019Universit\u00e9 Laval), le CELAT (Centre interuniversitaire d\u2019\u00e9tudes sur les lettres, les arts et les traditions) et le LAHIC (Laboratoire d\u2019Anthropologie et d\u2019Histoire sur l\u2019Institution de la Culture \u2013 Equipe du IIAC, CNRS \u2013 EHESS, Paris) \u00e0 l\u2019occasion du colloque projet\u00e9 \u00e0 Qu\u00e9bec en novembre  2009.<\/p>\n<p>Ce colloque se donne pour cadre et pour objet les capitales, lieux d\u2019enqu\u00eates et complexes objets de r\u00e9flexion. Les capitales ne se pensent pas simplement pour elles-m\u00eames mais aussi dans leurs relations avec un ou des territoires (r\u00e9gions, provinces, Etats-nations, conf\u00e9d\u00e9rations, unions, le monde) \u2013 relations de domination, de soumission ou de concurrence dont la diversit\u00e9, voire la superposition, am\u00e8ne \u00e0 consid\u00e9rer la capitale autrement que comme une simple caricature de la r\u00e9alit\u00e9 urbaine contemporaine. Dans ce contexte, la question du patrimoine, de sa s\u00e9lection, de sa conservation, de son instrumentalisation, du capital symbolique qu\u2019il repr\u00e9sente, rev\u00eat un relief singulier, encourageant aussi bien la comparaison \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des cinq continents que la multidisciplinarit\u00e9. <\/p>\n<p>\nAux c\u00f4t\u00e9s des ethnologues \u00e0 l\u2019initiative de la rencontre, les sociologues, arch\u00e9ologues, g\u00e9ographes, et urbanistes qui se retrouveront \u00e0 Qu\u00e9bec en novembre 2009 tenteront d\u2019expliciter les rapports que nouent les capitales avec leur patrimoine et d\u2019en saisir le sens. Il s\u2019agira donc de conjuguer les approches disciplinaires pour comprendre comment le patrimoine contribue \u00e0 \u00e9lever la ville \u00e0 la dignit\u00e9 de capitale et participe de cette identit\u00e9 de \u00ab premi\u00e8re \u00bb, aussi riche que fluctuante.<\/p>\n<p>Th\u00e8mes du colloque<\/p>\n<ol>\n<li><i><b>Le  temps des capitales : entre pass\u00e9 et futur<\/b><\/i><br \/> <br \/>\nLa premi\u00e8re contradiction qui s\u2019impose est celle du double \u00e9lan de ces villes premi\u00e8res vers le pass\u00e9 et le futur. En effet, toute grande ville valorise intens\u00e9ment les traces de son pass\u00e9 et de sa continuit\u00e9 dans le temps ; mais, par ailleurs, elle est le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une densification de l\u2019occupation et d\u2019une sp\u00e9culation fonci\u00e8re qui conduisent \u00e0 un rench\u00e9rissement continu de l\u2019espace. Ce paradoxe central en g\u00e9n\u00e8re un autre qui porte sur le traitement urbain des traces du pass\u00e9. La capitale est toujours \u00e9cartel\u00e9e entre le souci d\u2019exposer son histoire et celui de s\u2019inscrire audacieusement dans le futur, entre la fixation mus\u00e9ale et le renouvellement permanent.<\/li>\n<li><i><b>Capitales d\u2019un temps, patrimoine de toujours<\/b><\/i><br \/>\n\u00c0 songer \u00e0 de grandes capitales, comme Rome, Ath\u00e8nes, le Caire ou Paris, l\u2019on en viendrait \u00e0 oublier que la qualit\u00e9 de \u00ab premi\u00e8re \u00bb peut aussi s\u2019av\u00e9rer provisoire, articul\u00e9e \u00e0 des temporalit\u00e9s variables : plusieurs si\u00e8cles, quelques ann\u00e9es, quelques mois. Le statut de capitale, politique ou autre,  n\u2019est pas toujours et partout acquis une fois pour toutes. Comme il se gagne, il se perd. Quand la capitale d\u00e9chue (Lyon, Vichy, Bonn\u2026) fait place \u00e0 la ville, de quel sens investit-on alors son patrimoine ? Sa valorisation ne sert-elle que des nostalgies de grandeur ? A l\u2019inverse, son occultation ne fait-elle sens que rapport\u00e9e au d\u00e9ni d\u2019une histoire honteuse ou douloureuse ? Quant aux capitales nouvellement \u00e9lues, quelle place accordent-elles au patrimoine ?<\/li>\n<li><i><b>Entre particulier et universel<\/b><\/i><br \/>\n Comme elles pr\u00e9tendent \u00e0 cette atemporalit\u00e9, les capitales semblent dispos\u00e9es \u00e0 l\u2019universalit\u00e9. Le patrimoine se pr\u00eate particuli\u00e8rement \u00e0 ce type de rehaussement, non plus \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du temps, mais dans la hi\u00e9rarchie de l\u2019espace. Consacr\u00e9e par le titre de \u00ab ville du patrimoine mondial \u00bb (Tunis, Alger, Le Caire, Mexico, Qu\u00e9bec\u2026), cette identit\u00e9 super-extensive se forge plus commun\u00e9ment dans l\u2019imaginaire touristique que ces m\u00e9tropoles forgent, \u00e0 l\u2019appui du m\u00eame patrimoine, \u00e0 l\u2019intention de leurs visiteurs, venus de partout et de nulle part. Cette identit\u00e9 projective n\u2019en est pas pour autant passe-partout et interchangeable. Autorepr\u00e9sentationnelle, elle profite en quelque fa\u00e7on de l\u2019audience globale pour \u00e9prouver sa sp\u00e9cificit\u00e9 et s\u2019affirmer en tant que telle.<\/li>\n<li><i><b>La bataille du patrimoine<\/i><\/b><br \/> <br \/>\nCette tension entre particularisme et universalit\u00e9 peut \u00eatre regard\u00e9e comme la cons\u00e9quence du caract\u00e8re de relativit\u00e9 de l\u2019\u00eatre capitale, ou plut\u00f4t comme une cons\u00e9quence dans la mesure o\u00f9 elle en admet d\u2019autres. Le r\u00eave d\u2019une primaut\u00e9 absolue, r\u00eave \u00e9veill\u00e9 pour celles qui se voient consacr\u00e9es, \u00e0 un titre ou un autre, capitales mondiales, n\u2019emp\u00eache pas en effet la capitale de revendiquer et d\u2019asseoir, \u00e0 des \u00e9chelles interm\u00e9diaires de territoires (nation, f\u00e9d\u00e9ration), sa qualit\u00e9 de premi\u00e8re. Partie prenante de cette autre mani\u00e8re d\u2019exhaussement, le patrimoine local est alors appel\u00e9 \u00e0 prendre valeur nationale.<\/li>\n<li><i><b>Entre pluriel et singulier<\/b><\/i><br \/> <br \/>\nSans doute parce que premi\u00e8res au sein d\u2019espaces plus flous et intangibles que ne l\u2019est la nation, parce que port\u00e9es par d\u2019autres int\u00e9r\u00eats que politiques, certaines capitales paraissent quant \u00e0 elles plus d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 admettre et \u00e0 promouvoir l\u2019h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de leur pass\u00e9 :  Tunis se veut ainsi tout \u00e0 la fois punique, romaine, arabo-islamique et franco-europ\u00e9enne quand Montr\u00e9al reconna\u00eet aussi bien ses h\u00e9ritages am\u00e9rindien, fran\u00e7ais, anglais, \u00e9cossais, irlandais, chinois, italien, grec, etc. L\u2019on s\u2019emploiera, au cours de cette rencontre, \u00e0 rep\u00e9rer les accents de cette rh\u00e9torique patrimoniale de la diversit\u00e9 et \u00e0 saisir ce qu\u2019elle cherche \u00e0 exprimer : rel\u00e8ve-t-elle seulement d\u2019une approche d\u00e9crisp\u00e9e et apais\u00e9e de l\u2019identit\u00e9, favorisant l\u2019expression de toutes les diff\u00e9rences et leur reconnaissance ? <\/p>\n<p>\nFondamentalement comparatiste, ce colloque international accordera n\u00e9anmoins une attention particuli\u00e8re \u00e0 la ville de Qu\u00e9bec, qui, au cours de l\u2019ann\u00e9e 2008, a form\u00e9 l\u2019observatoire r\u00eav\u00e9 des enjeux patrimoniaux \u00e9tudi\u00e9s. Occup\u00e9e \u00e0 f\u00eater le quatre-centi\u00e8me anniversaire de sa fondation, la capitale politique du Qu\u00e9bec nous offre l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019allers-retours constants entre la r\u00e9flexion engag\u00e9e et l\u2019actualit\u00e9 patrimoniale la plus brulante.<\/li>\n<\/ol>\n<p>PRI\u00c8RE DE REMETTRE VOS PROPOSITIONS DE COMMUNICATIONS \u00c0 <a href=\"mailto:habib.saidi@hst.ulaval.ca\">HABIB.SAIDI@HST.ULAVAL.CA<\/a>  ET \u00c0 <a href=\"mailto:sylviesagnes@wanadoo.fr\">SYLVIESAGNES@WANADOO.FR<\/a> AVANT LE 15 AVRIL 2009.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Coorganis\u00e9 par Habib Sa\u00efdi (Univesit\u00e9 Laval) et Sylvie Sagnes (CNRS France) Quelle que soit leur \u00e9chelle, les territoires usent et abusent de la m\u00e9moire, de la tradition, de l\u2019histoire pour affirmer leur sp\u00e9cificit\u00e9, dire leur identit\u00e9. Cette r\u00e9alit\u00e9 touche le patrimoine sous toutes ses formes, mat\u00e9rielles ou immat\u00e9rielles. 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