Alfonso Jesús Martínez Alcázar, ing.

 

En tant que maire constitutionnel de la capitale de l’État de Michoacan, je vais constituer et développer un gouvernement ouvert et proche des citoyens.

Nous savons que la participation de la population est fondamentale et primordiale dans la prise de décisions en vue de la construction d’une ville de Morelia indépendante, “Une Morelia de tous”.

Ingénieur industriel de l’Institut technologique de Morelia et maître en qualité totale et en compétivité du Centre de recherche et de développement (CIDEM), je suis également diplômé en administration, en finances, en marketing, en ressources humaines et en changements organisationnels.

J’ai été membre du Corps de sauvetage et de protection civile de l’État de Michoacan, vice-président du groupe JEMAC (Jeunes entrepreneurs pour le Mexique C.A), président du Club Leo Morelia Guayangareo, du Club Lions du district B-4, ainsi que du Club des Lions “Morelia Universitaire”.

Dans le secteur privé, j’ai été conseiller agricole pour le Rancho Joya de las Canoas et sous-directeur de l’École préuniversitaire ICA.

En tant que fonctionnaire public, j’ai été député local dans le cadre de la 70e Législature, député fédéral dans la 61e Législature, président du Comité de coordination politique, ainsi que président du Conseil d’administration du Haut congrès de l’État de Michoacan durant la 72e Législature.

Je suis actuellement un maire indépendant de tout parti politique dans l’administration de Morelia, État de Michoacan, pour la période  2015-2018.

  1. Le Centre historique de Morelia a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial en 1991. Quelles ont été les retombées de cette nomination pour votre ville?

Les répercussions ont été totalement positives et ont amené notre ville à faire partie d’un groupe prestigieux de villes à l’échelle mondiale, et nous pouvons être fiers de nos 1 113 monuments architecturaux historiques, dont 260 sont d’une grande importante ; cela s’est traduit tout d’abord à l’échelle nationale en ce qui a trait au tourisme hors plage. Notre souhait est maintenant que Morelia devienne, grâce à la participation de ses citoyens, la ville no 1 en tourisme culturel.

 

  1. À votre avis, quel est le rôle patrimonial d’un maire lorsqu’une ville se retrouve inscrite sur la Liste du patrimoine mondial l’UNESCO?

Il s’agit d’un engagement de taille ; notre ville appartient maintenant au Monde, et en tant que maire, je dois prendre soin de cet important joyau architectural, de ce trésor monumental. Je suis profondémet amoureux de ma ville et c’est pourquoi depuis le jour où j’ai commencé à travailler dans cette administration, j’ai mis toute mon ardeur, toute ma passion à m’occuper du cœur de cette cité grandiose dans laquelle je suis né et où sont nés et vivront mes enfants. Je me sens véritablement engagé et c’est pourquoi j’ai accepté ce grand défi. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour continuer de veiller sur notre héritage historique et sur le merveilleux patrimoine culturel de cette ville, ma ville seigneuriale.

 

  1. Concrètement, quelles ont été vos actions à l’égard de la protection et de la mise en valeur de votre patrimoine?

Dès le début de ma gestion, j’ai constaté l’état d’abandon dans lequel se trouvait ma ville ; je me suis donc proposé, au cours de la première année, de « sauver » les espaces, d’éliminer la flore et les graffiti et de récupérer les valeurs intangibles par le biais de 11 programmes ; j’ai donc doublé le budget par rapport à celui  de l’année précédente. La deuxième année, il fallait consolider le facteur social et faire en sorte que le centre historique retrouve sa valeur et devienne accessible à ses habitants en rendant les rues piétonnières, en éliminant les bureaux publics et en réhabilitant les édifices désuets, de sorte qu’à partir de la troisième année, on  puisse appliquer un programme intensif de sauvetage des immeubles.

 

  1. Tenez-vous des événements particuliers mettant en valeur votre ville?

Bien sûr. Tous les ans, la Ville organise et appuie la réalisation d’évènements aussi bien nationaux qu’internationaux ; le FIM (Festival international de Morelia), le FIC (Festival international de cinéma), le MEB (« Morelia en bouche » – Festival gastronique) et le FIO (Festival international de l’orgue) n’en sont que quelques exemples, en plus des évènements traditionnels, tels la Procession du silence durant la Semaine sainte, qui est une tradition nationale, le Jour des morts et les défilés qui ont lieu le 15 et le 30 septembre. Cette année, la Place centrale retrouvera sa musique et l’illumination scénique de la Cathédrale sera modernisée. Le tracé de la ville est une invitation lancée aux résidents et aux touristes.

 

  1. Morelia a été choisie par le Conseil d’administration comme siège du Secrétariat régional de l’Amérique centrale, des Caraïbes et du Mexique. Que signifie cette nomination pour votre ville et quels sont vos objectifs ?

C’est là une importante distinction et un immense privilège, mais surtout un profond engagement dû au magnifique travail déjà réalisé par Valparaiso, au Chili ; cependant, il est certain que nous partagerons cette responsabilité et que nous saurons la mener à bien, car nous comptons sur le facteur humain et sur son profond amour pour notre ville. Pour ce faire, il faut renforcer les liens de cette nouvelle région et œuvrer avec le Secrétariat de l’Amérique du Sud et les six autres régions.

 

  1.  À vos yeux, dites-nous ce qui fait de Morelia un endroit si spécial…

Il s’agit décidément d’un lieu rempli d’histoire, qui possède une richesse monumentale inégalée, dû à son plan urbain, où les rues mènent toujours à un marché et où abondent les jolis coins remplis d’anecdotes. Tout cela, joint à son art culinaire, à sa musique et à ses gens, en fait l’une des plus belles villes du monde.