Røros, Norvège
| Nom du secteur protégé | Røros |
| Année d'inscription sur la liste du patrimoine mondial | 1980 |
| Situation et site | Røros, également connue sous le nom de "Bergstaden Røros", est située à 650 mètres d'altitude dans un grand paysage de montagnes. À une centaine de kilomètres au sud de Trondheim, elle s'est développée sur un site d'extraction du cuivre de part et d'autre de la petite rivière Hyttelva. |
| Fonction historique | Minière. |
| Date de fondation | 1644 |
| Population actuelle | 5389 |
Repères historiques
- Røros est fondée (1644) au moment où commencent à se développer les mines de cuivre. À l'époque, la Norvège est sous la domination de fait du Danemark.
- Incendiée par les troupes suédoises en 1679, la ville minière et partiellement agricole n'a cessé par la suite de se déveloper, lentement, jusqu'à ce qu'on mette fin, en 1977, aux activités d'extraction et de fonderie.
Morphologie urbaine
Le plan quadrillé de Røros fait appel aux principes urbanistiques norvégiens de l'époque. Trois rues principales parallèles à la rivière, sur une rive, et une quatrième, sur l'autre rive, croisent les rues secondaires transversales. De nombreux ponts enjambent la rivière.
Autour de l'église de maçonnerie du XVIIIe siècle, les maisons de bois à toits d'ardoise (ou de tourbe) sont construites selon la tradition norvégienne des XVIIIe et XIXe siècles. Regroupées selon un modèle danois des XVIe et XVIIe siècles, ces maisons et leurs dépendances forment des cours de ferme dont les bâtiments principaux donnent sur la rue et dont les dépendances s'appuient sur celles des maisons voisines.
Critères d'inscription
La ville de Røros apporte un témoignage d'une grande rareté. Elle «fut construite, en tant que cité ouvrière, en altitude [...] et à une latitude très septentrionale» (III). Le lancer pionnier de Røros illustre un jalon dans l'histoire industrielle de la Norvège (IV). La ville de Røros est l'exemple d'une «survivance exceptionnelle d'une forme traditionnelle d'habitat humain». Elle est représentative d'une culture industrielle devenue vulnérable à la suite de l'arrêt de ses activités (V).